Ah les virus, ça nous embête pas mal, les humains ! On va même se le dire franchement, ça a été depuis très très longtemps l’un des risques sanitaires principaux à gérer !
Entre temps, de nombreux progrès ont été fait, mais dans cette évolution bien complexe de nos sociétés, certains savoirs pratiques qui sont encore profondemment aidant aujourd’hui, tombe peu à peu dans l’oubli.
A l’heure où il semble essentiel, face à la surabondance d’information, de hiérarchiser ce qui est prioritairement utile, voyons, en matière d’alimentation, ce qui serait important d’apprendre et d’intégrer à nouveau dans notre quotidien. Quel rôle l’alimentation peut-elle jouer, pendant et après l’infection ?
Qu’est-ce qu’un virus et une infection virale active ?
Un virus est un agent infectieux microscopique qui a besoin des cellules d’un organisme vivant pour se multiplier. Contrairement aux bactéries, les virus ne peuvent pas survivre seuls : ils pénètrent dans nos cellules pour détourner leur fonctionnement et se répliquer.
Une infection virale active se manifeste lorsque le virus se propage rapidement dans l’organisme, déclenchant une réaction immunitaire visible : fièvre, fatigue, inflammation, maux de gorge, troubles digestifs ou respiratoires… Chaque virus a sa cible : les intestins pour un norovirus, les voies respiratoires pour un coronavirus, les ganglions et la rate pour le virus Epstein-Barr (EBV, responsable de la mononucléose), etc.
L’alimentation comme soutien
Pendant une infection virale active
L’alimentation a pour rôle de :
- Ne pas surcharger l’organisme qui doit prioritairement dépenser son énergie à gagner contre le virus ! Donc éviter les repas lourds, c’est à dire par trop gras, trop sucrés, et prioriser le cuit.
- Que cela soit pour combatre un virus, ou pour nous permettre plus globalement d’être en bonne santé, le corps a besoin de carburant (calories) et de nutriments (cf l’article expliquant les bases de la biologie). Apporter un soutien digestif et immunitaire doux, par des aliments simples, riches en nutriments, principalement les légumes
- Maintenir une hydratation constante et favoriser les soupes, bouillons, compotes, légumes cuits.
En post-infection, ou en cas de fatigue chronique
L’objectif devient plus large : rebâtir le terrain. Les axes à soutenir sont :
- Éviter les carences (zinc, fer, sélénium, vitamine D et B12),
- Soutenir les muqueuses (vit. A, probiotiques doux),
- Réduire l’inflammation de bas grade (alimentation anti-inflammatoire, riche en végétaux).
Ce qui signifie d’une part de soutenir le métabolisme et les mitochondries :
- Apport suffisant en protéines (animales ou végétales bien combinées),
- Bon équilibre en acides gras (réduire les oméga-6, augmenter oméga-3),
D’autre part, d’aider la digestion et le foie :
- Soutenir le foie (artichaut, radis noir, curcuma doux) si pas de douleur ou problème particulier,
- Adapter les textures et quantités aux capacités digestives du moment (manger plus lentement notamment)
- Respecter son système digestif (si vous vous sentez intolérant(e) à certains aliments, évitez les durant la période de recouvrement, et prenez soin de votre microbiote)
Chaque terrain est unique. C’est pourquoi l’accompagnement par un diététicien permet d’adapter ces principes à votre profil : troubles digestifs associés, carences spécifiques, tolérance aux compléments, etc. Bien connaître ses besoins évite d’aggraver la fatigue ou de mal doser les soutiens.
Que faire du côté de l’activité physique ?
Le sport est souvent présenté comme une solution universelle de santé. Mais en cas d’infection virale ou de fatigue post-infectieuse, l’effort devient un stress, parfois délétère.
C’est particulièrement vrai dans les cas de fatigue chronique où le « crash post-effort » est un symptôme cardinal.
Il est alors recommandé de :
- Remplacer le sport classique par du mouvement doux et régulier (étirements, balades lentes, yoga adapté),
- Éviter les pics d’activité (même mentaux),
- Favoriser la régularité, l’écoute corporelle, et les activités réparatrices (respiration, cohérence cardiaque, massages, bain chaud…).
Pour aller plus loin
- Ressources francophones sur l’EM/SFC :
➤ https://www.asso-sfc.org/
➤ https://agir-pour-em.org/

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